Complément de salaire Excel - Modèle Gratuit
Modèle Excel pour calculer le maintien de salaire employeur après arrêt, les IJSS, le complément brut et le coût patronal.
Ce modèle Excel calcule le complément de salaire employeur versé pendant un arrêt de travail. Vous saisissez le salarié, les dates d'absence, le salaire brut, le taux de maintien, les jours indemnisés, les IJSS brutes et le taux de charges patronales ; la feuille détermine le maintien brut, le complément employeur et le coût total.
La feuille Calcul Complément centralise les données individuelles dans un tableau de 18 colonnes. L'image 1 montre les cellules jaunes à renseigner et les colonnes calculées jusqu'au statut du dossier.
La feuille Barème fournit les paramètres de maintien, la feuille Synthèse regroupe les résultats et la feuille Mode d'emploi explique la saisie. Le fichier convient au gestionnaire de paie, au service RH ou au dirigeant de TPE qui contrôle un bulletin après maladie.
Les principaux atouts de ce modèle Excel
- Calculer le maintien de salaire à partir du taux applicable et du nombre de jours indemnisés.
- Distinguer le montant de maintien brut, le total des IJSS et le complément employeur brut.
- Contrôler rapidement un arrêt en renseignant les dates de début et de fin ainsi que l'ancienneté.
- Estimer le coût total employeur en ajoutant les charges patronales au complément brut.
- Comparer les jours d'arrêt calendaires, les jours prévus au barème et les jours effectivement maintenus.
- Centraliser les salariés dans un tableau de 18 colonnes, avec un statut de suivi pour chaque ligne.
- Préparer le contrôle du bulletin et de la DSN avant la clôture mensuelle.
Guide étape par étape
- Ouvrez la feuille Calcul Complément. Dans les cellules jaunes, saisissez le nom du salarié, la ville, l'ancienneté en années et les dates de début et de fin d'arrêt.
- Renseignez le salaire brut mensuel. La colonne Salaire journalier brut sert de base au calcul du maintien journalier selon la structure prévue dans le modèle.
- Indiquez le taux de maintien applicable, par exemple 90 % ou 66,67 %, ainsi que le nombre de jours indemnisés prévu par le barème.
- Saisissez les IJSS brutes journalières transmises par la caisse ou le décompte. Le tableau permet de rapprocher le montant journalier et le total d'IJSS brute.
- Contrôlez les jours d'arrêt calendaires et les jours effectifs maintenus. Vérifiez que la période saisie correspond exactement à l'arrêt traité sur le bulletin.
- Renseignez le taux de charges patronales. La colonne Coût total employeur additionne le complément employeur brut et les charges patronales correspondantes.
- Consultez Barème et Synthèse pour vérifier le paramétrage et obtenir une lecture globale. Utilisez Mode d'emploi pour retrouver l'ordre de saisie et les contrôles à effectuer.
Fonctionnalités incluses
Qui calcule le complément de salaire après un arrêt de travail
Les utilisateurs au moment de la clôture
Le complément est généralement calculé par un gestionnaire de paie en cabinet comptable lorsqu'il reçoit le décompte d'IJSS et l'arrêt de travail. Dans une PME, le chargé de paie reprend le dossier avant l'édition des bulletins ; dans une TPE, le dirigeant saisit lui-même les données avant de transmettre les éléments au prestataire.
Le modèle est particulièrement utile pour une RH d'une SAS de 30 salariés qui doit vérifier plusieurs absences le même mois. Elle peut contrôler chaque ligne dans Calcul Complément, puis comparer la Synthèse au bulletin et au montant réellement subrogé.
Un calcul concret par salarié
Supposons un salarié payé 2 450 € brut mensuels, absent 10 jours calendaires, avec 8 jours retenus dans le barème et un taux de maintien de 90 %. En prenant 30 jours comme base de contrôle, le salaire journalier vaut 2 450 / 30 = 81,67 €. Le maintien théorique est alors 81,67 × 90 % × 8 = 588,02 € brut.
Si l'IJSS brute journalière saisie est de 40 €, les IJSS totales atteignent 40 × 8 = 320 €. Le complément employeur brut ressort à 588,02 - 320 = 268,02 €, avant éventuelle régularisation liée à la méthode de paie ou à la convention collective.
Des cas qui nécessitent un contrôle rapproché
Pour une équipe de 6 personnes, une seule date décalée peut modifier les jours indemnisés et le montant du complément. Un salarié à 28 heures hebdomadaires doit aussi être contrôlé avec son salaire mensualisé réel, et non avec un salaire théorique à 35 heures.
À l'embauche en cours de mois, le calcul de l'absence et celui du maintien ne doivent pas être confondus. Le solde de tout compte impose enfin de vérifier les IJSS, la subrogation et le dernier complément avant validation.
Le solde de tout compte impose enfin de vérifier les IJSS, la subrogation et le dernier complément avant validation, puis de passer au tableau de répartition pour ajuster les montants selon la présence réelle de chacun.
Les règles de maintien et d'IJSS applicables en 2026
Le minimum légal de maintien
En droit commun, l'employeur doit assurer un maintien légal sous conditions, notamment une ancienneté minimale d'un an et la remise de l'arrêt dans le délai requis. Le délai de carence légal est de 7 jours, sauf dispositions conventionnelles ou situations ouvrant droit à une prise en charge sans carence.
Le niveau légal est de 90 % de la rémunération brute pendant la première période, puis de 66,67 % pour la période suivante. La durée dépend de l'ancienneté ; une convention collective peut prévoir un maintien plus favorable. Dans le fichier, le taux de maintien et les jours indemnisés sont donc des paramètres à contrôler dans Barème, pas des valeurs à appliquer aveuglément.
Le rôle des IJSS dans le complément
Les IJSS maladie correspondent en principe à 50 % du salaire journalier de base, dans la limite d'un plafond lié à 1,4 fois le SMIC en vigueur en 2026. L'employeur ne verse pas deux fois la même fraction : le complément correspond au maintien retenu moins les IJSS prises en compte.
Avec un maintien cible de 588,02 € et 320 € d'IJSS brutes, le complément est de 268,02 €. En cas de subrogation, l'employeur perçoit les IJSS et les intègre au mécanisme de paie ; sans subrogation, le bulletin doit distinguer ce que l'employeur verse de ce que la caisse verse directement.
Bulletin, cotisations et DSN
Le complément brut entre dans le traitement du bulletin selon sa nature et les règles applicables au maintien. Les cotisations salariales et patronales ne se calculent pas simplement sur le montant d'IJSS versé par la caisse. Il faut distinguer l'absence, le maintien, la retenue et les indemnités réellement soumises.
La DSN mensuelle doit être transmise au plus tard le 5 pour les entreprises concernées par cette échéance, ou le 15 dans les autres cas. Le taux de charges patronales saisi dans le modèle sert à estimer le coût ; il ne remplace pas le paramétrage détaillé de l'URSSAF, de la retraite complémentaire et de la prévoyance.
Les erreurs de maintien qui faussent le bulletin et le coût employeur
Une période d'arrêt mal interprétée
L'erreur la plus fréquente consiste à saisir 10 jours d'arrêt comme 10 jours indemnisés. Or le délai de carence, la convention collective et l'ancienneté peuvent conduire à retenir 3, 8 ou 10 jours. Sur un salaire de 2 450 €, avec une base journalière de 81,67 €, une différence de 2 jours à 90 % représente 147,01 € de maintien brut.
Une date de fin incluse à tort produit le même effet. Le gestionnaire doit comparer les dates du certificat, les jours calendaires de la colonne dédiée et les jours effectivement maintenus avant de valider la ligne.
Des IJSS déduites avec la mauvaise base
Déduire les IJSS nettes au lieu des IJSS brutes réduit artificiellement le complément. Avec 320 € d'IJSS brutes et 300 € reçues après prélèvements sociaux, soustraire 300 € au maintien de 588,02 € donne 288,02 € au lieu de 268,02 € : l'écart est de 20 € sur un seul dossier.
La subrogation crée aussi des écarts de trésorerie. Une IJSS attendue mais non reçue ne doit pas être supprimée du suivi sans rapprochement avec le décompte de la caisse et la période déclarée.
Le coût patronal sous-estimé
Appliquer 25 % de charges patronales à un complément de 268,02 € donne 67,01 €, soit un coût total estimé de 335,03 €. Si le taux saisi est 15 % par erreur, le tableau affiche 308,22 € : l'écart atteint 26,81 € par arrêt.
Le risque se multiplie sur une équipe de 6 personnes. Une sous-estimation moyenne de 26,81 € produit 160,86 € d'écart mensuel, sans compter les régularisations de paie et les corrections déclaratives auprès de l'URSSAF.
Les paramètres oubliés
Un taux de maintien laissé à 90 % pour un salarié passé dans la seconde période légale, ou une ancienneté saisie en mois au lieu d'années, fausse toute la ligne. Le modèle doit être contrôlé contre la convention collective, le bulletin précédent et le décompte IJSS ; la feuille Barème ne dispense pas de cette vérification juridique.
Intégrer le tableau dans votre clôture de paie mensuelle
Créer un cycle de contrôle court
Utilisez le fichier au moment où les variables d'absence sont arrêtées, puis une seconde fois avant l'envoi de la DSN. Dupliquez la feuille de travail du mois précédent, conservez les dates et montants justifiés, puis remplacez uniquement les données du nouvel arrêt.
- Bloquez les colonnes calculées et laissez les cellules jaunes réservées aux saisies.
- Ajoutez une validation des données sur les taux de maintien et les taux de charges pour éviter une valeur de 90 saisie comme 90 000 %.
- Utilisez la mise en forme conditionnelle pour signaler un complément négatif, un nombre de jours maintenus supérieur à la période ou un coût patronal inhabituel.
- Conservez le décompte IJSS avec le fichier afin de justifier chaque montant saisi.
Rapprocher le tableau du bulletin
Pour chaque salarié, rapprochez le complément calculé du montant affiché sur le bulletin. Exemple : 268,02 € de complément et 67,01 € de charges à 25 % donnent 335,03 € de coût estimé ; une différence doit être expliquée par le paramétrage social, la convention collective ou un arrondi.
La feuille Synthèse peut servir de liste de contrôle pour une équipe de 6 salariés. Marquez le dossier comme contrôlé seulement après rapprochement des IJSS, du maintien et de la ligne de subrogation.
Savoir quand quitter Excel
Pour une TPE qui traite trois arrêts ponctuels par mois, ce tableau fournit une traçabilité suffisante si les paramètres sont verrouillés. Au-delà d'une dizaine de salariés avec absences, variables, prévoyance et DSN, un logiciel de paie devient préférable : il gère les régularisations, les historiques et les déclarations sans ressaisie.
Questions fréquentes sur ce modèle
Il calcule le maintien brut, le montant total des IJSS brutes, le complément employeur brut et le coût total employeur. Vous saisissez notamment le salaire brut mensuel, les jours indemnisés, les IJSS journalières et le taux de charges patronales.
Les cellules jaunes accueillent le nom, la ville, l'ancienneté, les dates d'arrêt, le salaire brut mensuel, le taux de maintien, les jours du barème, les IJSS brutes journalières et le taux de charges patronales.
Le modèle prévoit la saisie de l'IJSS brute journalière et calcule le montant total correspondant. Il ne remplace pas le décompte de la caisse, qui reste nécessaire pour connaître le montant réellement indemnisé et la période concernée.
Le principe est : maintien brut retenu moins IJSS brutes prises en compte. Pour 588,02 € de maintien et 320 € d'IJSS, le complément employeur brut est de 588,02 - 320 = 268,02 €, sous réserve des règles conventionnelles et de paie applicables.
La feuille Barème sert à contrôler les jours indemnisés et le taux de maintien selon l'ancienneté. Le minimum légal prévoit notamment 90 % puis 66,67 %, mais une convention collective peut accorder une durée ou un taux plus favorable.
Non. Le coût total employeur est une estimation composée du complément employeur brut et des charges patronales saisies. Le montant du bulletin peut intégrer d'autres éléments, comme des retenues d'absence, la prévoyance, la mutuelle ou une régularisation.
Rédigé et vérifié par
Karim Benali
Gestionnaire de paie confirmé
Karim Benali est gestionnaire de paie confirme, avec plus de 15 ans d'experience en cabinet et en entreprise. Il etablit chaque mois des centaines de bulletins, declare en DSN et maitrise les cotisations URSSAF, la CSG-CRDS, le prelevement a la source et les calculs d'indemnites. Il concoit chaque modele pour que le chiffre soit juste et conforme a la reglementation francaise.