Maintien de Salaire Excel - Modèle Gratuit
Modèle Excel pour calculer le maintien de salaire en cas de maladie, avec jours, IJSS, subrogation et comparaison de prise en charge.
Ce modèle calcule le maintien de salaire en cas de maladie à partir du brut, des IJSS et de la durée d’absence. Il automatise la retenue, la part employeur, la part Sécurité sociale et le reste à charge selon les données saisies.
Vous renseignez la date d’arrêt, le salaire de référence, le temps de travail et les paramètres d’indemnisation. La feuille applique ensuite le prorata, compare les montants et sécurise le calcul avant paie.
Le fichier sert à vérifier un bulletin, préparer une régularisation ou simuler un arrêt avec subrogation. Il est structuré pour suivre le calcul ligne par ligne, du salaire brut jusqu’au net à payer.
Les principaux atouts de ce modèle Excel
- Calcul du maintien sur une base claire avec IJSS, salaire de référence et période d’absence.
- Prise en compte des jours d’arrêt, du délai de carence et de la durée indemnisée.
- Comparaison entre maintien total, maintien partiel et montant des indemnités.
- Gestion du prorata pour un temps partiel ou une entrée en cours de mois.
- Lecture rapide des écarts entre salaire théorique et montant versé.
- Contrôle avant DSN pour fiabiliser la paie du mois.
- Calcul exploitable pour un arrêt simple comme pour une équipe de plusieurs salariés.
Guide étape par étape
- Ouvrez la feuille Données_Maladie et saisissez les informations du salarié. Vous renseignez le salaire brut, la durée de l’arrêt et les dates utiles au calcul.
- Vérifiez la feuille Paramètres_Règles. Les plafonds, taux et règles d’indemnisation y sont centralisés pour éviter les saisies manuelles répétées.
- Contrôlez la feuille Synthèse_Paie. Le tableau restitue le montant maintenu, la part IJSS et le reste à payer avec les arrondis.
- Adaptez les valeurs si l’arrêt change en cours de mois. La formule recalcule automatiquement les bases et les montants concernés.
- Utilisez la colonne de suivi pour comparer plusieurs salariés. Le modèle permet de garder une lecture identique d’un dossier à l’autre.
- Relisez le résultat avant l’intégration en paie. Vous sécurisez ainsi la retenue sur bulletin et la cohérence avec la DSN.
Fonctionnalités incluses
Comment calculer le maintien de salaire en cas de maladie
Le calcul du maintien de salaire sert à mesurer ce que l’employeur complète pendant un arrêt maladie. Vous partez du salaire brut habituel, vous appliquez la règle de maintien prévue, puis vous retirez les IJSS si elles sont subrogées ou simplement comparées au bulletin.
Dans un dossier à 2 450 € brut mensuel, un arrêt de 10 jours ne produit pas le même résultat qu’un arrêt de 3 jours. Avec une mensualisation à 151,67 heures et un taux horaire de 16,16 €, le manque à gagner se chiffre vite : 10 jours ouvrés à 81,67 € par jour ouvré représentent environ 816,70 € de base à reconstituer selon la règle appliquée.
Qui utilise ce calcul en pratique
Le gestionnaire de paie en cabinet le contrôle avant la DSN. Le chargé de paie en PME le compare au bulletin du mois, et le dirigeant de TPE vérifie qu’il ne paie pas deux fois la même période entre maintien et IJSS.
Ce que la feuille automatise
La feuille Données_Maladie sert à saisir l’absence, la période et les éléments fixes. La feuille Synthèse_Paie restitue le montant maintenu, la part compensée et l’écart à reprendre sur la paie, avec arrondi au centime.
Les règles françaises appliquées au maintien de salaire
Le modèle s’appuie sur les règles de paie françaises liées à l’arrêt maladie, aux IJSS et au complément employeur. Le calcul s’articule souvent autour du salaire de référence, du délai de carence et de la durée indemnisable, avec contrôle du plafond et des absences déclarées.
Sur un arrêt indemnisé partiellement, les IJSS journalières peuvent être intégrées en subrogation dans le maintien. Si la base journalière est de 81,67 € et que l’IJSS nette estimée vaut 41,20 €, la part employeur à compléter ressort à 40,47 € par jour pour retrouver le niveau visé.
Base de calcul et plafonds
Le fichier isole la base de cotisation et la base de calcul du maintien. Vous gardez la logique paie : salaire brut, jours théoriques, jours d’absence, puis recalcul du complément sur la période réellement impactée.
Impact paie et déclaration
Le résultat alimente la paie du mois et le contrôle de cohérence avant transmission en DSN. Si le complément est subrogé, vous suivez aussi la récupération des IJSS pour éviter un écart entre net versé et net attendu.
Les erreurs de calcul qui faussent le maintien
L’erreur la plus coûteuse consiste à calculer le maintien sur le brut mensuel sans retrait de l’absence. Sur 2 450 € brut, une retenue mal proratisée sur 5 jours peut laisser 280 à 350 € de trop sur le bulletin, puis provoquer une régularisation au mois suivant.
Autre point de dérive : confondre les IJSS brutes et nettes ou oublier la CSG et la CRDS sur la part concernée. Si vous affichez 45 € d’IJSS au lieu de 41,20 € réellement récupérables, l’écart finit en différence de net à payer et en explication difficile au salarié.
Le mauvais prorata sur temps partiel
Un salarié à 28 h ne se traite pas comme un temps plein de 35 h. Si le plafond ou la base journalière n’est pas proratisé, vous gonflez artificiellement le maintien et vous perdez la trace du calcul.
Le coût d’une régularisation tardive
Une correction après clôture prend du temps et crée un écart entre le bulletin, la comptabilité et la DSN. En cabinet, ce type d’anomalie se traduit souvent par 20 à 30 minutes de reprise par dossier, puis par une explication individuelle au salarié concerné.
La régularisation tardive se répercute aussi sur un bulletin simplifié TPE, où chaque écart de maintien finit par brouiller le net à payer et les écritures de reprise.
Intégrer le modèle dans votre clôture de paie
Le bon usage consiste à intégrer le tableau dans la routine de clôture, juste avant l’envoi de la DSN. Vous saisissez les arrêts, vous contrôlez les IJSS et vous validez le maintien avant de figer le mois.
Trois réflexes de production
- Dupliquez la feuille du mois précédent pour garder les mêmes structures de calcul.
- Utilisez la validation des données pour sécuriser les dates, les montants et les taux saisis.
- Activez la mise en forme conditionnelle pour signaler un net négatif, une base nulle ou une absence d’IJSS.
Quand le tableau ne suffit plus
Pour une TPE ou une petite PME, le modèle Excel reste adapté si vous traitez quelques arrêts par mois. Au-delà d’une dizaine de salariés avec absences, subrogation et variables multiples, un logiciel de paie devient plus sûr pour conserver les historiques, les cumuls et les contrôles automatisés.
Le même passage à un outil plus robuste s’impose aussi pour le calcul de la contribution formation, dès qu’il faut fiabiliser les cumuls et les contrôles automatisés sur plusieurs salariés.
Questions fréquentes sur ce modèle
Non. Le maintien complète la rémunération pendant l’arrêt, alors que les IJSS proviennent de la Sécurité sociale. En subrogation, vous pouvez faire apparaître les deux lignes dans le calcul, puis comparer le total au salaire habituel.
Vous saisissez la quotité de travail, par exemple 28 h sur 35 h. La feuille applique le prorata sur la base et sur le maintien, ce qui évite de surévaluer la compensation sur un contrat à temps partiel.
Pour un contrôle paie, le modèle vous permet de suivre le montant indemnisable et le montant récupéré en net. Sur un exemple à 45 € d’indemnité brute et 41,20 € nette estimée, l’écart doit être visible dans la synthèse pour éviter une erreur de reprise.
Oui, si l’arrêt maladie impacte la dernière paie. Vous contrôlez alors le maintien, les retenues et les régularisations avant d’établir le reçu pour solde de tout compte et l’attestation liée à la sortie.
Le modèle s’appuie sur des formules simples et lisibles comme ROUND pour l’arrondi, IF pour les cas d’absence et IFERROR pour éviter une erreur de calcul quand une donnée manque.
Dès que vous gérez plusieurs arrêts par mois avec subrogation, variables et historiques, le tableur devient moins robuste. Pour 6 salariés et quelques absences, Excel reste pratique ; au-delà, la traçabilité et les contrôles d’un vrai moteur de paie sont plus adaptés.
Rédigé et vérifié par
Karim Benali
Gestionnaire de paie confirmé
Karim Benali est gestionnaire de paie confirme, avec plus de 15 ans d'experience en cabinet et en entreprise. Il etablit chaque mois des centaines de bulletins, declare en DSN et maitrise les cotisations URSSAF, la CSG-CRDS, le prelevement a la source et les calculs d'indemnites. Il concoit chaque modele pour que le chiffre soit juste et conforme a la reglementation francaise.